LA CLAIRIÈRE ET LE GÉANT (1)
Mordelles (35)
Au commencement, une forêt, dense, touffu et sombre, luxuriante et lugubre, comme partout dans le monde. Presque.
Des hommes et des femmes s’y établissent progressivement dans des clairières disséminées. À mesure du développement de leur communautés, ielles agrandissent petit à petit les trous dans la canopée que les clairières fabriquaient naturellement. Se sentant bien à leur aise dans leurs trous – leurs trous de plus en plus grands – ielles y prennent goût. Un goût a la saveur néanmoins étrange. Celle d’un confort certes grandissant mais d’une cupabilité pourtant profonde mais tue. Les trous se rejoignent alors progressivement, jusqu’à ce que le monde ne soit lui-même qu’un seul et même grand trou, jusqu’à que le monde ne porte plus qu’un dernier arbre.















