L’ART DE VOLER

Je colle au goudron, une à une, les plumes qui me manquent,
J’invente le patron, jour après jour, d’un bec un carton.

Origami factice,
Pour masque mascarade,
De mon carnaval imaginaire.

Sans soif et sans envie, las de mes jours et de mes nuits.
Je me déguise en cet oiseau que j’envie.

Ma cellule est trop étroite pour s’y coucher
Trop petite pour s’y tenir debout.

Oh, l’Oiseau oisif que je t’envie !
Oh, l’Oiseau en voyage, que sont ces paysages ?

Dépossédée de mes sens, prisonnière de ma vie.
Cherche soupçon de vie dans une existence qui m’ennuie.

Diva des airs, mon désert est infini.
Prends moi je t’en supplie.
Avant qu’à l’aube, seule, je quitte ma cage,
Et que, d’un pas, je saute de ce perchoir.

***

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